dilatationde l'acier en fonction de la tempĂ©rature. Home; Back To Blog; Search; dilatation de l'acier en fonction de la tempĂ©rature. 16/11/2021 motorisation somfy porte de garage mon employeur ne me donne pas d'heure AchetezLampe de LuminothĂ©rapie Lampe Ă  LED 10000 Lux ALBINA avec 3 Modes de TempĂ©rature de Couleur et LuminositĂ© RĂ©glable et Fonction de Minuterie et de MĂ©moire. Cidessous, on illustre la variation de la sensation de confort de l’ambiance lumineuse d’un local en fonction de la tempĂ©rature de couleur des tubes fluorescents choisis et ce pour un mĂȘme niveau d’éclairement. Éclairement de 300 lux lumiĂšre chaude. Éclairement de 300 lux lumiĂšre froide. De plus, les couleurs chaudes (rouge, orange) des objets sont plus agencede location vacances sud de la france; multivan occasion pas cher. espace famille pierrefitte; multivan volkswagen occasion prĂšs de mysore, karnataka ; recrutement niveau bac Trouvà à l'intérieur Ăą Page 597Le but du recuit est d'éliminer toute contrainte et de rendre l'acier aussi ductile que possible pour l'usinage . Or le coefficient de conductibilité thermique de l'huile est moindre que celui de l'eau ; De la température La conductivitĂ© thermique des diffĂ©rents matĂ©riaux a Ă©tĂ© mesurĂ©e par la mĂ©thode de la source Vay Nhanh Fast Money. DĂ©finition Qu'est-ce que de la tempĂ©rature de couleur en Ă©clairage ? Une notion qui qualifie la sensation visuelle et sa chromaticitĂ© lumiĂšre. Pour la lumiĂšre, la tempĂ©rature de couleur Tc est dĂ©finie au niveau international par l’IEC avec deux Ă©noncĂ©s. TempĂ©rature du radiateur de Planck dont le rayonnement a la mĂȘme chromaticitĂ© que celle d’un stimulus donnĂ© ». TempĂ©rature de couleur, dĂ©finition IEC, n°845-03-49 Cette dĂ©finition est Ă  rapprocher d’emblĂ©e de celle de la tempĂ©rature de couleur proximale, notion voisine, mais dĂ©finie comme ceci TempĂ©rature du radiateur de Planck dont la couleur perçue ressemble le plus, dans des conditions d’observation spĂ©cifiĂ©es, Ă  celle d’un stimulus donnĂ© de mĂȘme luminositĂ© ». TempĂ©rature de couleur proximale, dĂ©finition IEC, n°845-03-50 UnitĂ© de la couleur de la lumiĂšre Une seule et mĂȘme unitĂ© est utilisĂ©e le Kelvin. Le symbole K. L’erreur courante est de parler de degrĂ© kelvin ». Nous citerons, par exemple, une tempĂ©rature de 6500 Kelvins. En bref, c’est la lumiĂšre du jour normalisĂ©e par la CIE, 6500 K, quand le soleil est au zĂ©nith. Une teinte de blanc trĂšs froid. TempĂ©rature de couleur en Ă©clairage naturel © Vincent Laganier – photo Gerard Giesbers TempĂ©rature des sources lumineuses Il faut ĂȘtre prudent Ă  la qualification de la teinte de la tempĂ©rature de couleur. Plus la valeur de la tempĂ©rature en Kelvin augmentera, plus elle sera qualifiĂ©e de froide ». Plus la valeur de la tempĂ©rature en Kelvin baissera, plus elle sera chaude ». C’est l’inverse de la tempĂ©rature d’ambiance en Celsius. Selon le type de sources lumineuses installĂ©es, elle sera plus ou moins chaude. Tableau de synthĂšse des tempĂ©ratures de couleur en lumiĂšre naturelle et artificielle © Light ZOOM LumiĂšre TempĂ©rature de couleur Source lumineuse naturelle et artificielle 10000 K Ciel borĂ©al 9000 K Lampe Ă  arc Ă©lectrique 6500 – 9500 K Écran d’ordinateur, de tĂ©lĂ©phone portable – LCD 6500 – 8000 K Ciel nuageux 6500 K LumiĂšre du jour – D65 3000 K Ă  5600 K Lampe aux iodures cĂ©ramiques 2800 K Ă  5600 K Lampe aux halogĂ©nures mĂ©talliques 2400 K Ă  6500 K Diode Ă©lectroluminescente – LED 2700 K Ă  5000 K Lampe fluorescente et fluocompacte 3200 K Lampe halogĂšne 2500 Ă  2800 K Lampe Ă  incandescence 2500 K Lampe au sodium blanc 1950 K Ă  2200 K Lampe au sodium haute pression 2000 K Soleil Ă  l’horizon 1850 K Bougie 1000 K Ă  1500 K Lave en fusion Usages de la tempĂ©rature de couleur en Ă©clairage En Ă©clairage, les qualificatifs chaud » et froid » sont trĂšs couramment utilisĂ©s et font parties des mƓurs. Les sources lumineuses sont qualifiables avec leurs tempĂ©ratures de couleur proximale. Les lampes traditionnelles ont des tempĂ©ratures standardisĂ©es exemple pour le sodium haute pression, voisin de 2000 K. Les LED offrent des tempĂ©ratures bien plus nombreuses. Changement de tempĂ©rature de couleur dans une rue, Le Castellet, France © MaĂźtre d’ouvrage Symielec Var Ă  gauche source sodium haute pression, aux environs de 2000 K blanc orangĂ©e Ă  droite source aux iodures mĂ©talliques, aux environs de 2850 K blanc chaud. Sensation visuelle et couleur de la lumiĂšre En fonction de la tempĂ©rature, la sensation visuelle n’est pas la mĂȘme. Les travaux de Kruithof ont dĂ©montrĂ© la relation entre la tempĂ©rature de couleur K, le niveau d’éclairement lux, la sensation Ă  plusieurs niveaux un rendu trop chaud, un rendu trop froid, ou alors une zone dite de confort, oĂč le juste Ă©quilibre serait trouvĂ©. Aujourd’hui, depuis le rĂ©cent arrĂȘtĂ© du 27 dĂ©cembre 2018 Nuisances lumineuses », des indications de tempĂ©ratures de couleur maximales sont introduites exemple 3000 K pour certains usages. À noter toutefois que l’arrĂȘtĂ© parle de tempĂ©rature de couleur » pas de proximale, un raccourci aujourd’hui abusif. DiffĂ©rences concrĂštes entre les deux dĂ©finitions IEC et corps noir Depuis toujours, les sources traditionnelles d’éclairage pouvaient ĂȘtre qualifiĂ©es de thermiques » flamme, soleil, filament d’une ampoule Ă  incandescence. Ces sources prĂ©sentent un rayonnement proche d’un objet appelĂ© le corps noir ». En simplifiant, la tempĂ©rature de couleur est la tempĂ©rature Ă  laquelle il faudrait chauffer un corps noir » pour obtenir cette mĂȘme teinte de blanc. Courbes de rayonnement du corps noir Ă  diffĂ©rentes tempĂ©ratures selon l’équation de Planck comparĂ©es Ă  une courbe Ă©tablie selon la thĂ©orie classique de Rayleigh et Jeans © Darth Kule, WikipĂ©dia On obtient alors un systĂšme de rĂ©fĂ©rence colorimĂ©trique dit CIE 1931 » reprĂ©sentant le tracĂ© du corps noir dans le diagramme colorimĂ©trique. Il est aussi appelĂ© lieu des corps noirs » ou Planckian locus ». Courbe du corps noir de Planck et tempĂ©rature de couleur © WikipĂ©dia Puis les sources non thermiques sont apparues tubes fluorescents et bien sur LED, la notion de tempĂ©rature de couleur n’est plus strictement adaptĂ©e. On parlera alors avec rigueur de tempĂ©rature de couleur proximale CCT en anglais pour Correlated Colour Temperature. En simplifiant toujours, cette tempĂ©rature proximale est la tempĂ©rature de couleur la plus proche du point le plus proche du corps noir. Nous ferons de suite la relation entre les segments ci-dessous de la tempĂ©rature de couleur proximale avec les ellipses de Mac Adam prĂ©sentĂ©es prĂ©cĂ©demment dans un article sur le Binning LED. Norme française AFNOR En normalisation française, la norme NF X08-017 de juin 2016 est la rĂ©fĂ©rence en matiĂšre d’évaluation des tempĂ©ratures de couleur proximale. Son but est aussi explicite que la diffĂ©rence entre les deux notions prĂ©cĂ©demment expliquĂ©es Le prĂ©sent document a pour objet de caractĂ©riser par une grandeur unique la lumiĂšre Ă©mise par une source primaire de lumiĂšre, ou le rayonnement d’un illuminant, et de l’évaluer par la tempĂ©rature du radiateur de Planck qui possĂšde la couleur la plus proche ». AFNOR Approfondir le sujet Spectre lumineux et continu du corps noir NF X08-017 Ă©valuation de la tempĂ©rature de couleur proximale des sources de lumiĂšre Indice de rendu des couleurs Les LED pour l’éclairage, Laurent Massol, Éditions Dunod 25 questions pour comprendre l’arrĂȘtĂ© nuisances lumineuses Nuisances lumineuses Librairie Eyrolles, indĂ©pendante, artistique et technique 40 livres lumiĂšre sur l’art, l’architecture et le design Ă  partager Poursuivez votre recherche Directeur gĂ©nĂ©ral de SociĂ©tĂ© Architecture RĂ©seaux SARESE, cabinet d’ingĂ©nierie en rĂ©seaux secs spĂ©cialisĂ© en Ă©clairage extĂ©rieur, fondĂ© en 1993. Directeur gĂ©nĂ©ral de l’IFEP Institut de Formation Éclairage Professionnel, leader français de la formation aux techniques de la lumiĂšre et de l’éclairage. Expert AFNOR de la Commission U17 et membre du groupe de travail de l’AFE en Commission X90X. Praticien et passionnĂ© d’éclairage extĂ©rieur, il est auteur de deux livres aux Ă©ditions Light ZOOM LumiĂšre 25 questions pour mieux comprendre l’arrĂȘtĂ© nuisances lumineuses en 2020, Éclairage des passages pour piĂ©tons en 2021. Livres TraitĂ© de la lumiĂšre, Libero Zupirolli, Marie-NoĂ«lle Bussac, Christiane Grimm Entre livre de science et livre d'art, le TraitĂ© de la lumiĂšre, de Libero Zupirolli et Marie-NoĂ«lle Bussac est superbement illustrĂ© des photographies de Christiane Grimm.→ En savoir plus... Éclairages de la maison, intĂ©rieurs et extĂ©rieurs Quels sont les Ă©clairages de la maison qui crĂ©er une atmosphĂšre ? Valoriser les reliefs, jouer des agencements et des couleurs. IntĂ©rieur/extĂ©rieur.→ En savoir plus... De l’identification des pigments au rendu des couleurs La vision et mesure de la couleur, de Paul Kowaliski. Physique de la couleur, de Robert SĂšve. Art et science de la couleur, de Georges Roque.→ En savoir plus... L'homme qui marchait dans la couleur - James Turrell Avec l'Ɠuvre de James Turrell, le sculpteur, couleur, espacement, limite, ciel, horizon et immensitĂ© du dĂ©sert deviennent palpables.→ En savoir plus... L'Ă©tonnant pouvoir des Couleurs, de Jean-Gabriel Causse Vous lisez peut-ĂȘtre ce texte parce que le Bleu de la couverture a accrochĂ© » votre regard. L'Ă©tonnant pouvoir des Couleurs, de Jean-Gabriel Causse.→ En savoir plus... LumiĂšres du futur, de Libero Zuppiroli et Daniel Schlaepfer Sur un ton direct, LumiĂšres du futur, de Libero Zuppiroli et Daniel Schlaepfer, le livre prĂ©sente une approche croisĂ©e scientifique et artistique.→ En savoir plus... Une page de WikiversitĂ©, la communautĂ© pĂ©dagogique libre. RĂ©sumĂ©[modifier modifier le wikicode] À l'aide des outils dĂ©veloppĂ©s prĂ©cĂ©demment, nous allons Ă©tudier les aciers, alliages Ă  la base de fer et de carbone. Ils peuvent contenir d'autres Ă©lĂ©ments d'alliage, le fer restant majoritaire. Introduction[modifier modifier le wikicode] L'acier a Ă©tĂ© dĂ©couvert trĂšs tĂŽt dans l'histoire car sa matiĂšre premiĂšre est abondante minerai, et qu’il est facile Ă  travailler. L'acier de base » est de fait peu onĂ©reux. MatĂ©riau par excellence de la rĂ©volution industrielle, c’est celui qui a Ă©tĂ© le plus Ă©tudiĂ©. Il existe de nos jours de nombreuses nuances aux propriĂ©tĂ©s trĂšs diverses. Le diagramme fer-carbone[modifier modifier le wikicode] Diagramme binaire fer-carbone Comme vu prĂ©cĂ©demment, le principal Ă©lĂ©ment d'alliage du fer est le carbone. Selon la teneur, on parle de fer moins de 0,008 % de carbone en masse limite de solubilitĂ© du carbone dans le fer α Ă  tempĂ©rature ambiante ; acier entre 0,008 et 2,11 % de carbone ; fonte teneur supĂ©rieure Ă  2,11 %. Ces valeurs peuvent varier selon les auteurs. En particulier, certains placent la frontiĂšre entre acier et fonte Ă  1,75 %C, en se basant sur les phases formĂ©es Ă  forte vitesse de refroidissement. Au fait, si vous trouvez un manuel de mĂ©tallurgie un peu ancien, vous trouverez comme dĂ©finition un acier est un alliage Fer-Carbone oĂč le carbone varie de Ă  %, au delĂ  il s'agit de la fonte car on ne peut plus rĂ©aliser la trempe martensitique. Avec la multiplication des aciers alliĂ©s, on a pu ramener ces valeurs Ă  % de Carbone. C'est la limite supĂ©rieure actuelle pour obtenir de l'acier par le processus de "trempe martensitique". Mais dans la table des aciers, on peut trouver certains aciers avec des concentrations de carbone bien supĂ©rieures, ces alliages ne sont pas obtenu par trempe mais par frittage. Diagramme fer-carbone restreint aux aciers Dans la partie Ă©tudiĂ©e, entre 0 et 6,67 % en masse de carbone, le diagramme binaire fer-carbone prĂ©sente un eutectoĂŻde appelĂ© perlite Ă  0,77 %C et un eutectique appelĂ© lĂ©dĂ©burite Ă  4,30 %C. On ne s'intĂ©resse pas aux transformations en phase ÎŽ Ă  haute tempĂ©rature zone en haut Ă  gauche. Au vu de ce diagramme les aciers sont les alliages ne contenant pas d'eutectique ; les fontes contiennent de l'eutectique, et par rapport aux aciers, elles ont une tempĂ©rature de fusion plus basse. Dans la partie des aciers moins de 2,11 % de carbone, Ă  haute tempĂ©rature, le fer a une structure appelĂ©e austĂ©nite ou fer Îł ; c’est une maille cubique Ă  faces centrĂ©es. En refroidissant, l'austĂ©nite se transforme en ferrite, Ă©galement appelĂ©e fer α, de structure cubique centrĂ©e. Comme nous l'avons vu prĂ©cĂ©demment, les sites interstitiels de l'austĂ©nite sont plus grands que ceux de la ferrite. Le fer Îł peut donc stocker » plus de carbone que le fer α. Ainsi, lors du refroidissement, la transformation Îł → α chasse le carbone. Celui-ci se concentre dans l'austĂ©nite qui ne s'est par encore transformĂ©e, et vient former des carbures de fer Fe3C appelĂ©s cĂ©mentite ». On obtient donc Ă  tempĂ©rature ambiante une structure biphasĂ©e ferrite + cĂ©mentite. Mise Ă  part pour les faibles teneurs en carbone, une partie de la cĂ©mentite forme des lamelles avec la ferrite dans une structure appelĂ©e perlite eutectoĂŻde. Pour certaines fontes, le carbone peut prĂ©cipiter sous forme de graphite. On a alors un diagramme de phases diffĂ©rent, et l'eutectique fer/graphite ne porte pas de nom particulier le terme lĂ©dĂ©burite dĂ©signe l'eutectique fer/cĂ©mentite. Structure Ă  l'Ă©quilibre[modifier modifier le wikicode] Structure cristalline des aciers Ă  l'Ă©tat recuit À l'Ă©tat stable, dit recuit », la structure de l'acier dĂ©pend de la composition en dessous de 0,008 % de carbone en masse, le carbone est entiĂšrement dissout dans la maille de fer α ; on parle de fer » ; entre 0,008 et 0,022 %C, on a dĂ©passĂ© la limite de solubilitĂ© du carbone dans le fer ; le carbone forme du carbure de fer Fe3C appelĂ© cĂ©mentite » ; ce sont des aciers extra-doux, qui ont une limite Ă©lastique Re faible ; entre 0,022 et 0,77 %C, on a une structure biphasĂ©e ferrite/perlite la perlite est un eutectoĂŻde lamellaire ; les grains de ferrite peuvent ĂȘtre de forme rĂ©guliĂšre, ou bien aciculaires en forme d'aiguille, on parle alors de structure de WidmanstĂ€tten » ; cette structure est fragile et a une mauvaise rĂ©sistance Ă  la corrosion, raison pour laquelle on l'Ă©vite ; pour 0,77 %C, on a uniquement de la perlite ; entre 0,77 et 2,1 %C, on a une structure biphasĂ©e cĂ©mentite/perlite. La cĂ©mentite est une structure ordonnĂ©e, donc trĂšs dure Ă  haute limite Ă©lastique. Par ailleurs, la perlite a de nombreux joints de grain entre les lamelles, ce qui augmente la limite Ă©lastique loi de Hall-Petch. On en dĂ©duit donc que la limite Ă©lastique, et donc la duretĂ©, de l'acier recuit augmente avec la teneur en carbone. Germination des phases de l'acier Ă  partir des grains d'austĂ©nite au cours du refroidissement ; acier hypo- et hypereutectoĂŻde À haute tempĂ©rature, au dessus du solvus A3, on a une phase unique, l'austĂ©nite. Les diffĂ©rentes phases Ă©voquĂ©es ci-dessus se forment au cours du refroidissement. La germination des phases se fait sur les dĂ©fauts points triples et joints de grain de l'austĂ©nite. On voit donc que la taille des grains de l'austĂ©nite joue un rĂŽle important sur la structure finale de l'acier. Si l'acier passe un long sĂ©jour » dans la zone d'austĂ©nite, les grains d'austĂ©nite croĂźssent. Si cela est suivi d'un refroidissement rapide, la ferrite proeutectoĂŻde croĂźt selon des direction particuliĂšres du cristal de fer Îł, ce qui donne la forme d'aiguilles de la structure de WidmanstĂ€tten. Pour un acier hypoeutectoĂŻde, on passe d’abord par une zone α + Îł entre les tempĂ©ratures A3 et A1, on a donc d’abord formation de ferrite dite proeutectoĂŻde » qui se forme avant l'eutectoĂŻde qui prend la place des joints de grain ». Puis, la perlite se forme Ă  la tempĂ©rature A1. On se retrouve frĂ©quemment avec des grains de perlite entourĂ©s de ferrite. Pour un acier hypereutectoĂŻde, on passe d’abord par une zone cĂ©mentite + Îł entre les tempĂ©ratures Acm et A1, on a donc d’abord formation de cĂ©mentite proeutectoĂŻde qui prend la place des joints de grain ». Puis, la perlite se forme Ă  la tempĂ©rature A1. Traitements thermiques[modifier modifier le wikicode] Trempe[modifier modifier le wikicode] Trempe d'un acier Ă  0,45 % de carbone diagramme binaire fer-carbone mettant en Ă©vidence les tempĂ©ratures critiques A1 et A3, figure de gauche, courbe de chauffage rouge et diagrammes permettant de voir l'avancĂ©e des transformations diagramme TTT au chauffage, et TRCS Ă  la trempe, figure de droite Le principal traitement thermique de l'acier est la trempe. Contrairement Ă  d'autres mĂ©taux, le but n’est pas ici de figer la structure Ă  haute tempĂ©rature, mais de crĂ©er une phase mĂ©tastable, c'est-Ă -dire instable, mais dont la transformation est trop lente Ă  basse tempĂ©rature pour avoir lieu Ă  l'Ă©chelle humaine la martensite ou la bainite. Cette phase mĂ©tastable entraĂźne un durcissement trĂšs important, elle augmente la limite Ă©lastique. On chauffe au dessus de la tempĂ©rature A3, pendant suffisamment longtemps pour que les carbures cĂ©mentite et lames de la perlite se dissolvent, mais pas trop longtemps pour que les grains d'austĂ©nite ne grossissent pas trop. C'est la phase d'austĂ©nitisation. Structure cristalline de la martensite ; seul 1/40 des sites de carbone est occupĂ© Micrographie optique d'un acier martensitique Puis, on trempe l'acier. À l'origine, cela se faisait en trempant la piĂšce dans de l'eau. On peut utiliser plusieurs mĂ©thodes selon la vitesse de refroidissement que l’on veut atteindre ; voici quelques exemples de chaleur absorbĂ©e par seconde de traitement trempe Ă  l’air refroidissement Ă  l'air libre 4⋅104 W/m2 ; trempe Ă  l’huile Ă  150 °C 33⋅104 W/m2 ; trempe Ă  l’eau Ă  20 °C 500⋅104 W/m2. Lors de la trempe, l'eau peut se vaporiser au contact du mĂ©tal et former une couche de vapeur qui ralentit le refroidissement calĂ©faction. Si le refroidissement est suffisamment rapide, les transformations displacives ont le temps de se produire, mais pas les transformations diffusives les atomes de fer se rĂ©organisent selon la structure ferritique cubique centrĂ©e, mais le carbone n'a pas le temps de diffuser pour former la cĂ©mentite. On a donc une structure sursaturĂ©e en carbone, qui se dĂ©forme et devient quadratique la martensite. Cette martensite prend la forme d'aiguilles. La formation de martensite commence en dessous d'une tempĂ©rature appelĂ©e Ms martensite start et se termine Ă  une autre appelĂ©e Mf martensite finish. Formule d' Andrew Ms°C = 539 - 423C - - - Mf°C = 2Ms - 650 Formation de la bainite Ă  partir de l'austĂ©nite bainite supĂ©rieure gauche ou infĂ©rieure droite Si la trempe est plus lente, ou bien si on l'arrĂȘte Ă  une tempĂ©rature intermĂ©diaire trempe Ă©tagĂ©e, on peut former de la bainite il se forme des lamelles de ferrite ferrite aciculaire, et de la cĂ©mentite vient se former soit entre ces lamelles, on parle de bainite supĂ©rieure, ou bien Ă  l'intĂ©rieur des aiguilles, bainite infĂ©rieure. La bainite est un peu moins dure que la martensite, mais plus ductile ; la bainite infĂ©rieure a une meilleure rĂ©silience. Dans le cas de la martensite comme de la bainite, il s'agit d'un durcissement structural les carbures sont trĂšs durs, et la forme d'aiguille implique un grand nombre de joints de grain Loi de Hall-Petch. Gradient de tempĂ©rature lors d'une trempe Lors de la trempe, la chaleur fuit par la surface de la piĂšce. L'extĂ©rieur se refroidit donc plus vite que le cƓur. Si la piĂšce est massive, on peut donc n'avoir qu'une trempe superficielle seule la couche extĂ©rieure se refroidit suffisamment vite pour prendre la trempe, la cƓur de la piĂšce reste classique » ferrite + cĂ©mentite. Essai Jominy ; les empreintes sphĂ©riques sur le mĂ©plat droite symbolisent les essais Rockwell Pour tester ceci, on pratique l'essai Jominy on prĂ©lĂšve une Ă©prouvette cylindrique que l’on chauffe austĂ©nitisation ; on projette de l'eau sur une des extrĂ©mitĂ©s de l'Ă©prouvette, on a donc une vitesse de refroidissement plus rapide de ce cĂŽtĂ©-lĂ  que de l'autre ; on fait un mĂ©plat sur le cylindre et on y effectue des mesures de duretĂ© Rockwell en fonction de la distance Ă  l'extrĂ©mitĂ© trempĂ©e, ce qui permet d'estimer l'Ă©paisseur prenant la trempe. Pour faciliter la trempe, c'est-Ă -dire avoir une transformation martensitique ou bainitique avec une vitesse de refroidissement plus lente, ou bien avoir une trempe Ă  cƓur avec des piĂšces massives, il faut utiliser un acier avec de faibles teneurs en impuretĂ©s ; avoir suffisamment de carbone, Ă©lĂ©ment essentiel de la martensite ; ajouter des Ă©lĂ©ments permettant d’éviter la formation de ferrite et de cĂ©mentite des Ă©lĂ©ments gammagĂšnes comme le nickel et le manganĂšse, qui retardent la transformation austĂ©nite → ferrite/cĂ©mentite c'est-Ă -dire abaisse la tempĂ©rature de transformation, la baisse de tempĂ©rature rĂ©duisant la mobilitĂ© du carbone, des Ă©lĂ©ments qui forment des carbures et donc retiennent » le carbone, l'empĂȘchent de former de la cĂ©mentite, comme le chrome, des Ă©lĂ©ments qui retardent la formation de la perlite, comme le molybdĂšne. Le refroidissement rapide provoque une contraction rapide du mĂ©tal, et par ailleurs, la formation de la martensite provoque une dilatation de l’ordre de 4 % passage d'une structure CFC Ă  une structure quasiment CC. Cela provoque des contraintes internes. Hypertrempe[modifier modifier le wikicode] L'hypertrempe est un refroidissement rapide ne permettant pas la formation de martensite. On obtient ainsi un acier austĂ©nitique austĂ©nite mĂ©tastable, avec une limite Ă©lastique assez basse de l’ordre de 200 MPa donc trĂšs ductile et facilement formable, mais assez difficilement usinable et avec une tenue mĂ©canique mĂ©diocre nĂ©cessitant des piĂšces massives. C'est le cas de nombreux aciers inoxydables. Tout traitement thermique subsĂ©quent, en particulier soudure, peut altĂ©rer cet Ă©tat. Revenu[modifier modifier le wikicode] Le revenu est un chauffage qui suit la trempe et qui sert Ă  l'adoucir ». En effet, si la trempe augmente la limite Ă©lastique Re, elle diminue Ă©galement la ductilitĂ© A% et la rĂ©silience Kc. L'acier rĂ©siste donc moins bien Ă  la propagation des fissures, il est plus fragile. Le revenu permet de redonner un peu de ductilitĂ©, mais diminue la limite Ă©lastique. Le chauffage s'effectue en dessous de la limite de formation de l'austĂ©nite A1, en gĂ©nĂ©ral vers 600 °C. Le but est permettre au carbone de diffuser et donc de transformer une certaine proportion de martensite en ferrite α et cĂ©mentite ; de transformer l'austĂ©nite rĂ©siduelle en bainite, voire parfois en martensite lors du refroidissement. On maintient la tempĂ©rature pendant un certain temps » — palier — puis on effectue un refroidissement lent jusqu'Ă  la tempĂ©rature ambiante. Le revenu peut aussi ĂȘtre utilisĂ© pour faire prĂ©cipiter une phase durcissante aux joints de grain, des carbures d'Ă©lĂ©ments d'alliage Mo, W, Ti, Nb ces Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© piĂ©gĂ©s dans la matrice de fer au cours de la trempe ou de l'hypertrempe, et le revenu leur permet de diffuser. On peut ainsi obtenir un durcissement structural ; le traitement est dit de vieillissement » ageing, l'acier est dit maraging martensite ageing. Par contre, le revenu peut aussi provoquer une migration d'impuretĂ©s vers les joints de grain ce qui cause une fragilitĂ©, dite fragilisation au revenu ». Un ajout de molybdĂšne peut Ă©viter ce problĂšme. Recuit[modifier modifier le wikicode] TempĂ©rature de traitement thermique des aciers en fonction de la teneur en carbone recuit de recristallisation ; recuit de dĂ©tensionnement ; tempĂ©rature de trempe ; recuit complet ; recuit d'homogĂ©nisation. Le recuit est un cycle chauffage-maintien en tempĂ©rature-refroidissement lent, effectuĂ© avec une tempĂ©rature de palier. Contrairement au revenu, il n’est pas utilisĂ© aprĂšs une trempe. On ajuste la tempĂ©rature et la durĂ©e selon l'effet voulu. Si l’on chauffe au dessus de A3 pour un hypoeutectoĂŻde, au dessus de Acm pour un hypereutectoĂŻde, on transforme l'acier totalement en austĂ©nite. Cela permet la diffusion des Ă©lĂ©ments de maniĂšre homogĂšne, et l’on reforme totalement la structure stable ferrite+perlite ou perlite+cĂ©mentite lors du refroidissement lent. Il peut survenir un problĂšme de grossissement des grains d'austĂ©nite, ce qui donne un acier avec une limite Ă©lastique basse ou une structure fragile WidmanstĂ€tten. On parle de recuit de normalisation, lorsque l’on veut livrer un matĂ©riau dans un Ă©tat standard appelĂ© N » ; le but essentiel est d’avoir une limite Ă©lastique relativement basse, qui facilite la mise en forme pliage, cintrage, estampage et l'enlĂšvement de matiĂšre usinage ; recuit d'homogĂ©nĂ©isation on cherche Ă  Ă©liminer la sĂ©grĂ©gation qui se produit lors de la solidification ; recuit de rĂ©gĂ©nĂ©ration on reste peu longtemps dans la zone austĂ©nitique, les grains d'austĂ©nite sont donc fin, on obtient donc une structure fine Ă  haute limite Ă©lastique loi de Hall-Petch. Le recuit de normalisation est quasiment systĂ©matique sur les piĂšces en acier moulĂ©, afin d'Ă©liminer la ferrite aciculaire structure de WidmanstĂ€tten qui a pu se former lors de la solidification. Si l’on chauffe en dessous de la zone austĂ©nitique en dessous de A1, on n'a pas de transformation austĂ©nitique. L'Ă©lĂ©vation de tempĂ©rature augmente la mobilitĂ© des atomes et permet de diminuer les dislocations et donc de relaxer l'Ă©nergie Ă©lastique stockĂ©e pendant la dĂ©formation en augmentant la tempĂ©rature, on augmente aussi la diffusion et donc les dislocations vont disparaĂźtre. On fait un adoucissement du mĂ©tal ; ce phĂ©nomĂšne porte le nom de restauration. Ă©ventuellement de former de nouveaux cristaux pour Ă©liminer la texture anisotrope rĂ©sultant de la mise en forme Ă©crouissage, on parle de recuit de recristallisation les atomes de fer modifient leur position et se rĂ©organisent selon un rĂ©seau ayant les mĂȘmes propriĂ©tĂ©s mais ayant une orientation diffĂ©rente, on a donc un acier isotrope. ÉlĂ©ments d'alliage et impuretĂ©s[modifier modifier le wikicode] Les aciers contiennent d'autres Ă©lĂ©ments que le fer et le carbone. Lorsqu’il s'agit d'Ă©lĂ©ments rĂ©siduels non voulus mais provenant du procĂ©dĂ© de fabrication par exemple contenus dans le minerai ou les objets de recyclage, on parle d'impuretĂ©s. Lorsqu’il s'agit d'Ă©lĂ©ments ajoutĂ©s volontairement pour donner des propriĂ©tĂ©s particuliĂšres Ă  l'acier, on parle d'Ă©lĂ©ments d'alliage. ImpuretĂ©s[modifier modifier le wikicode] Les trois impuretĂ©s les plus nĂ©fastes sont l'hydrogĂšne H il peut provenir des rĂ©actions avec l'eau ou bien d'un soudage ; le soufre S ; le phosphore P. Ces trois Ă©lĂ©ments provoquent une fragilisation. Une des prĂ©occupation principale de la mĂ©tallurgie est d'Ă©liminer ces Ă©lĂ©ments utilisation de laitier riche en carbure de calcium ou en chaux pour piĂ©ger le soufre, bullage d'oxygĂšne pour oxyder des Ă©lĂ©ments et les piĂ©ger dans du laitier C, Mn, Si, P, dĂ©gazage sous vide pour Ă©liminer entre autres l'hydrogĂšne. Notons que le soufre peut ĂȘtre utilisĂ© comme Ă©lĂ©ment d'alliage pour amĂ©liorer l'usinabilitĂ©. ÉlĂ©ments d'alliage[modifier modifier le wikicode] Certains Ă©lĂ©ments d'alliage peuvent avoir plusieurs effets. Carbone[modifier modifier le wikicode] PrĂ©cipitation les Ă©lĂ©ments inclus dans le prĂ©cipitĂ© ne sont plus disponibles pour l'acier Le carbone est un Ă©lĂ©ment particulier. NĂ©cessaire en raison du procĂ©dĂ© d'Ă©laboration, sa teneur conditionne de nombreuses propriĂ©tĂ©s de l'acier en changeant la structure stable ferrite, cĂ©mentite, perlite ; en permettant la formation de martensite ; en formant des prĂ©cipitĂ©s avec les autres Ă©lĂ©ments d'alliage carbures. Pour un usage mĂ©canique, plus on a de carbone, plus l'acier est dur hors trempe et facilement trempable ; le carbone provoque donc un durcissement. Cependant, en formant des carbures aux joints de grain avec les autres Ă©lĂ©ments, il provoque une fragilisation ; par ailleurs, il pompe » les Ă©lĂ©ments d'alliage qui ne peuvent alors plus jouer leur rĂŽle. La formation de carbures peut survenir lors de traitements thermique, lorsque l’on chauffe l'acier soudure, recuit, revenu. ÉlĂ©ments alpha- et gammagĂšnes[modifier modifier le wikicode] Diagramme de Schaeffler ; A = austĂ©nite, F = ferrite, M = martensite, les lignes de pourcentage indiquent la proportion de ferrite dans l'austĂ©nite ÉlĂ©ments alphagĂšnes Les Ă©lĂ©ments alphagĂšnes stabilisent la ferrite α aux dĂ©pens de l'austĂ©nite Îł. L'Ă©lĂ©ment alphagĂšne principal est le chrome Cr Ă  hautes teneurs > 8 %m. Les autres Ă©lĂ©ments alphagĂšnes sont le molybdĂšne Mo, le silicium Si, le titane Ti, le niobium Nb, le vanadium Va, le tungstĂšne W, l'aluminium Al et le tantale Ta. ÉlĂ©ments gammagĂšnes Les Ă©lĂ©ments gammagĂšnes stabilisent l'austĂ©nite Îł aux dĂ©pens de la ferrite α. Les Ă©lĂ©ments gammagĂšne principaux sont le carbone C et le nickel Ni. Les autres Ă©lĂ©ments gammagĂšnes sont l'azote N, le cobalt Co et le manganĂšse Mn, ainsi que le chrome Cr Ă  faibles teneurs < 8 %m. les Ă©lĂ©ments gammagĂšne amĂ©liorent la trempabilitĂ© en retardant la transformation α → Îł, ils permettent de garder le carbone en solution solide Ă  plus basse tempĂ©rature. Lorsque survient alors la transformation displacive α → Îł, la mobilitĂ© du carbone, qui est thermiquement activĂ©e, est plus faible, ce qui permet de le garder captif. Chrome et nickel Ă©quivalents Les aciers ont parfois de nombreux Ă©lĂ©ments d'alliage. Pour dĂ©terminer les phases que l’on obtient Ă  tempĂ©rature ambiante, on dĂ©termine l'influence des Ă©lĂ©ments alphagĂšnes en calculant la teneur en chrome Ă©quivalent », on dĂ©termine l'influence des Ă©lĂ©ments gammagĂšnes en caculant la teneur en nickel Ă©quivalent » alphagĂšnes Creq = %Cr + 1,5Si% + %Mo + 0,5%Nb gammagĂšnes Nieq = %Ni + 0,5%Mn + 30%C et l’on reporte le point sur un diagramme, le plus couramment utilisĂ© dans le cadre de la soudure Ă©tant le diagramme de Schaeffler. La zone dans laquelle se trouve le point indique les phases en prĂ©sence. Dans la zone biphasĂ©e austĂ©nite + ferrite Îł + α, on trace des droites indiquant la proportion des phases ; ces droites sont appelĂ©es droites de conjugaison, ou conodes. Le diagramme de Schaeffler est pertinent pour les piĂšces brutes de solidification ; pour les piĂšces laminĂ©es, on utilise un diagramme lĂ©gĂšrement diffĂ©rent, le diagramme de Pryce et Andrews. Exemple Un acier inoxydable typique utilisable en milieu marin, un 18-10 D », a environ 0,05 % en masse de carbone, 18 % de chrome, 10 % de nickel et 2 % de molybdĂšne. On a donc alphagĂšnes Creq = 18 + 1,5 × 0 + 2 + 0,5 × 0 = 20 % ; gammagĂšnes Nieq = 10 + 0,5 × 0 + 30 × 0,05 = 11,5 %. Sur le diagramme de Schaeffler, on voit que dans les conditions de trempe d'une soudure, il s'agit d'un acier austĂ©no-ferritique avec environ 7 % de ferrite. ÉlĂ©ments carburigĂšnes[modifier modifier le wikicode] Les Ă©lĂ©ments carburigĂšnes forment des carbures. Le principal Ă©lĂ©ment est le molybdĂšne Mo. On utilise aussi le titane Ti, le niobium Nb et le tungstĂšne W. Les Ă©lĂ©ments carburigĂšnes permettent de capturer » le carbone et empĂȘcher la formation de carbures avec d'autres Ă©lĂ©ments, en particulier avec le chrome. En effet, certains carbures, en particulier les M23C6 M dĂ©signant un atome mĂ©tallique, comme le Cr23C6, prĂ©cipitent aux joints de grain. Cela fragilise l'acier, et le rend plus sensible Ă  la corrosion par appauvrissement en chrome. Par ailleurs, en freinant le carbone, ils ralentissent la formation de carbure de fer cĂ©mentite et perlite, et donc amĂ©liore la trempabilitĂ©. Enfin, les carbures formĂ©s TiC, NbC, WC peuvent former une fine prĂ©cipitation aux joints de grain qui peut augmenter la limite Ă©lastique durcissement structural. ÉlĂ©ments nitrurigĂšnes[modifier modifier le wikicode] Le titane et le niobium forment par ailleurs facilement des nitrures. Cela permet de piĂ©ger l'azote N et donc de diminuer sa teneur dans la matrice. Par ailleurs, les prĂ©cipitĂ©s de nitrures aux joints de grain peuvent limiter le grossissement des grains lors d'un traitement thermique, grossissement de grain qui diminue la limite Ă©lastique loi de Hall-Petch ; on parle d'acier stabilisĂ© ». Ces nitrures peuvent aussi augmenter la limite Ă©lastique durcissement structural. ÉlĂ©ments passivants[modifier modifier le wikicode] Les Ă©lĂ©ments passivants sont des Ă©lĂ©ments qui s'oxydent et forment une couche d'oxyde protectrice, contrairement Ă  l'oxyde de fer qui est poreux et friable rouille. L'Ă©lĂ©ment passivant principal est le chrome, qui forme de la chromine Cr2O3, mais son effet se manifeste lorsqu’il est prĂ©sent Ă  plus de 10 % en masse. ÉlĂ©ments facilitant l'usinabilitĂ©[modifier modifier le wikicode] L'Ă©lĂ©ment principal facilitant l'usinage est le soufre. Il est utilisĂ© en particulier pour les aciers de dĂ©colletage, le dĂ©colletage Ă©tant un usinage en grande sĂ©rie et Ă  grande vitesse. On a aussi utilisĂ© le plomb. Pour les aciers inoxydables, on utilise une injection de fil fourrĂ© au SiCa le souffre ne pouvant pas ĂȘtre utilisĂ©. PropriĂ©tĂ©s mĂ©caniques[modifier modifier le wikicode] Les aciers ont quasiment tous le mĂȘme module de Young E ≃ 200 GPa. L'austĂ©nite a un module de Young plus faible que la ferrite Eferrite = 207 GPa ; EaustĂ©nite = 193 GPa. La ferrite a une masse volumique ρ de 7 874 kg/m3, celle de l'austĂ©nite vaut 8 679 kg/m3. On utilise en gĂ©nĂ©ral des acier hypoeutectoĂŻdes moins de 0,77 % de carbone. De maniĂšre globale les aciers austĂ©nitiques sont trĂšs ductiles mais ont une limite Ă©lastique trĂšs basse, en effet, leur structure cubique Ă  face centrĂ©e permet de nombreux glissements faciles entre les plans cristallins ; ils sont facilement formables Ă  tempĂ©rature ambiante ; les aciers martensitiques ou bainitiques aciers trempĂ©s ont une haute limite Ă©lastique mais une faible ductilitĂ© voir ci-dessus ; les aciers ferritiques sont entre les deux. Voici Ă  titre indicatif des valeurs typiques. PropriĂ©tĂ©s mĂ©caniques typiques d'aciers hypoeutectoĂŻdes Acier Limite Ă©lastiqueRe MPa Allongement Ă  la ruptureA% acier extra-douxferritique trĂšs bas carbone 150 35 acier austĂ©nitiquehypertrempe 200 25-50 acier ferritique 200-400 20-25 acier martensitiquetrempe 400-1 000 10-20 PropriĂ©tĂ©s magnĂ©tiques[modifier modifier le wikicode] La ferrite et la martensite sont ferromagnĂ©tiques ; l'austĂ©nite est paramagnĂ©tique. Un aimant adhĂšre donc moins bien Ă  l'austĂ©nite qu’à la ferrite ou Ă  la martensite ; on utilise souvent le test de l'aimant » pour reconnaĂźtre un acier austĂ©nitique. L'austĂ©nite est souvent qualifiĂ©e Ă  tort d'amagnĂ©tique » ce terme n'a pas de sens physique. Au delĂ  de 770 °C point de Curie, la ferrite devient paramagnĂ©tique, elle perd son aimantation On augmente les propriĂ©tĂ©s magnĂ©tiques permĂ©abilitĂ© magnĂ©tique des aciers ferritiques par addition de silicium Ă  moins de 4 % de trop fortes teneurs fragilisent l'acier. On utilise naturellement des aciers bas carbone < 0,01 %, celui-ci Ă©tant gammagĂšne. Ce qu’il faut retenir[modifier modifier le wikicode] La structure de l'acier conditionne ses propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques et physiques en gĂ©nĂ©ral. Elle dĂ©pend de la teneur en carbone, la structure Ă  l'Ă©quilibre est donnĂ©e par le diagramme fer-carbone ; de la vitesse de refroidissement et des traitements thermomĂ©caniques recuit permet de maĂźtriser la structure de l'acier taille des grains, isotropie, annulation de l'Ă©crouissage, prĂ©sence d'Ă©lĂ©ments gammagĂšne et hypertrempe → acier austĂ©nitique, teneur suffisante en carbone, Ă©ventuels ajouts d'Ă©lĂ©ments gammagĂšnes en particulier le nickel et carburigĂšnes en particulier le molybdĂšne, et trempe → acier martensitique ; le revenu permet d'adoucir la trempe et de rendre l'acier moins fragile. Le chrome Ă  haute teneur supĂ©rieure Ă  10 %m confĂšre une rĂ©sistance Ă  la corrosion en formant une couche protectrice d'oxyde, dite couche passive, ce qui permet de faire des aciers dits inoxydables ». Le carbone peut former des carbures qui prĂ©cipitent aux joints de grain avec divers Ă©lĂ©ments d'alliage et ainsi fragiliser l'acier ou bien rĂ©duire sa rĂ©sistance Ă  la corrosion piĂ©geage du chrome. Les aciers fortement alliĂ©s sont pour cela en gĂ©nĂ©ral Ă  basse teneur en carbone. Voir aussi[modifier modifier le wikicode] Fanchon 2008 p. 153-160 Notes[modifier modifier le wikicode] Le brunissage Ă  froid est un procĂ©dĂ© de traitement de piĂšces mĂ©talliques usinĂ©es Ă  tempĂ©rature ambiante. GĂ©nĂ©ralement pratiquĂ© sur l’acier, le brunissage Ă  froid donne Ă  la piĂšce un aspect esthĂ©tique et fini. Il s’agit d’oxyder la piĂšce en milieu alcalin pour lui donner une couleur noire uniforme et satinĂ©e. Ce procĂ©dĂ© s’applique Ă  des engrenages, des blocs hydrauliques, des vis, des outils Ă  main, etc. Brunissage d’acier et de divers mĂ©taux Notre procĂ©dĂ© permet de brunir l’acier, le laiton,le bronze, l’aluminium, la fonte. On l’utilise sur plusieurs piĂšces industrielles usinĂ©es Sur des piĂšces usinĂ©es industrielles;Aux piĂšces hydrauliques et automobiles;Sur des outils coupants, d’usinage et porte outils;Aux tarauds et matrices, chaĂźnes et pignons;Sur des engrenages, blocs hydrauliques, gabarits, ressorts;Aux Ă©lĂ©ment de fixation, vis, outils Ă  main, burins; Notre kit de brunissage Ă  froid Nous avons en optionsMats chauffants. En effet, ils permettent de maintenir les bains de dĂ©graissage, de brunissage et de protection Ă  tempĂ©rature ambiante infĂ©rieure Ă  19°C . En outre, il existe en deux tailles pour les petits volumes 25 litres et moyens ou grands volumes Ă  partir de 50 litresPaniers en inox ajourĂ©. On peut s’en servir pour les bains de dĂ©graissage, du conditionneur ou dĂ©capant et de brunissage, et pour le bain de protectionSystĂšmes de filtration des eaux de rinçage Ă  simple ou double colonne. Ils servent Ă  filtrer en continu les bacs de rinçage entre les bainsSystĂšmes de filtration de bains de brunissage Ă  simple ou double colonne Les Ă©tapes de notre procĂ©dĂ© de noircissage Notre procĂ©dĂ© Ă  froid BLACKFAST est une simple succession de 8 Ă©tapes. Avantages du brunissage Ă  froid Apporte Ă  la piĂšce un aspect fini et esthĂ©tique ;Ce procĂ©dĂ© de traitement des mĂ©taux convient parfaitement Ă  une utilisation automatisĂ©e;N’altĂšre pas le dimensionnel de la piĂšce traitĂ©e;Facilement intĂ©grable dans des petits ateliers pour un besoin moins frĂ©quent;Plus Ă©conomique et plus rapide;Peu ou pas polluant;N’émet pas de dĂ©pĂŽt sur les piĂšces;Fournit un protection contre la corrosion;Moins dangereux que le brunissage Ă  chaud. Accessoires Nous proposons plusieurs accessoires D’abord, des bacs Ă  couvercles en polypropylĂšne ;Ensuite des kits de contrĂŽle, afin de contrĂŽler l’efficacitĂ© des bains;Enfin, des Ă©tablis. Principe de notre procĂ©dĂ© Le brunissage Ă  froid permet de donner un bel aspect noir plus ou moins satinĂ© Ă  une piĂšce usinĂ©e. En effet, c’est une conversion chimique permettant d’oxyder des mĂ©taux ferreux en particulier l’acier et la fonte d’acier, sans altĂ©rer les tolĂ©rances de la piĂšce. Par ailleurs, nos produits de brunissage sont spĂ©cialement conçus pour ĂȘtre utilisĂ©s Ă  tempĂ©rature ambiante dans tous les ateliers rĂ©guliĂšrement, ou occasionnellement. Dans la pratique, de micro-particules de fer et d’acier sont enlevĂ©es de la surface et remplacĂ©es par un complexe fer – cuivre qui est alors oxydĂ© en noir. Ensuite, la piĂšce traitĂ©e est recouverte d’huiles de protection contre la corrosion. Alors, elle revĂȘt une couleur noire uniforme et durable. Ainsi, le brunissage Ă  froid, plus Ă©conomique, plus original, et moins dangereux, apparaĂźt comme un rĂ©elle alternative au brunissage Ă  chaud. Par ailleurs, ce procĂ©dĂ© est le plus souvent rĂ©alisĂ© sur de l’acier, mais s’applique Ă  tous types de mĂ©taux ferreux contenant moins de 12% de chrome. En outre, selon le processus de production, les quantitĂ©s, ainsi que les dimensions des piĂšces Ă  brunir, les installations peuvent ĂȘtre manuelles ou automatiques sans manipulation manuelle des piĂšces. Enfin, elles offrent une productivitĂ© maximale, en fonction de vos besoins . Couleurs chaudes et couleurs froides, blancs chauds et blancs froids, quel lien peut-il exister entre la couleur et la tempĂ©rature ? Avant de rĂ©pondre Ă  cette question, portons notre attention sur les Ă©toiles les plus chaudes Ă©mettent une lumiĂšre bleutĂ©e alors que les moins chaudes apparaissent rougeĂątres Fig. 1. Dans la constellation d’Orion, la tempĂ©rature de surface de BĂ©telgeuse n’est que de 3000 °C environ alors celle de Rigel dĂ©passe 10 000 °C. La premiĂšre prĂ©sente un halo rougeĂątre et la seconde, un halo bleu. Source NASA N’est-ce pas en contradiction avec la notion intuitive de couleurs chaudes et de couleurs froides ? En effet, il paraĂźt naturel de qualifier le rouge et l’orange de couleurs chaudes et de dire que le bleu est une couleur froide Cependant, dans l’absolu, il n’existe Ă©videmment pas de couleurs chaudes et de couleurs froides. C’est lĂ  une pure affaire de conventions, lesquelles varient dans le temps et l’espace », Ă©crit l’historien Michel Pastoureau1 qui prĂ©cise mĂȘme qu’en Europe, au Moyen Âge et Ă  la Renaissance, le bleu Ă©tait considĂ©rĂ© comme une couleur chaude. Ce n’est qu’au XIXe siĂšcle qu’on lui a attribuĂ© le caractĂšre de couleur froide. La tempĂ©rature de couleur un concept physique Les qualifications de couleurs chaudes et de couleurs froides sont purement subjectives, ce qui n’empĂȘche pas d’utiliser le concept de tempĂ©rature de couleur dans le domaine de l’éclairage. Comment cette derniĂšre est-elle dĂ©finie ? Au-delĂ  de l'exemple citĂ© en dĂ©but de texte, il existe d’une façon gĂ©nĂ©rale une relation entre la tempĂ©rature d’un corps incandescent et la sensation colorĂ©e qu’il procure voir figure 2 quelle que soit la nature de ce dernier rouge vers 700 °C, jaune-orangĂ© vers 1500 °C, blanc Ă  partir de 2000 °C avec toutefois des nuances selon la tempĂ©rature le blanc tire sur le jaune vers 2400 °C, et devient de plus en plus bleutĂ© au-delĂ  de 6 000 °C Entre ces deux nuances se situe la lumiĂšre blanche du Soleil dont la tempĂ©rature de surface est de 5 500 °C Fig. 2. Exemples de couleurs de corps incandescents Ă  diverses tempĂ©ratures rĂ©sistance chauffante, flamme d’un feu de bois, lampe Ă  incandescence, Soleil, Ă©toiles les plus chaudes. © Bernard Valeur Pour caractĂ©riser prĂ©cisĂ©ment l’émission des objets incandescents, les physiciens ont dĂ©fini un corps de rĂ©fĂ©rence qu’ils ont baptisĂ© corps noir. c’est un corps idĂ©al capable d’absorber intĂ©gralement toutes les radiations Ă©lectromagnĂ©tiques, quelles que soient leurs longueurs d’onde. À tempĂ©rature ordinaire, il apparaĂźt donc noir. Lorsqu’il est chauffĂ©, il Ă©met un rayonnement dont le spectre c’est-Ă -dire la variation de l’intensitĂ© lumineuse en fonction de la longueur d’onde, qui est une courbe en cloche, dĂ©pend exclusivement de la tempĂ©rature. Quand la tempĂ©rature augmente, l’intensitĂ© croĂźt et le maximum d’émission se dĂ©place vers les courtes longueurs d’onde, d’oĂč un changement de couleur. Il est alors possible de dĂ©finir la tempĂ©rature de couleur d’une source lumineuse de la façon suivante c’est la tempĂ©rature du corps noir dont le rayonnement a la mĂȘme couleur plus prĂ©cisĂ©ment la mĂȘme chromaticitĂ©4 que celle de la source considĂ©rĂ©e. Elle est exprimĂ©e en kelvins K5. Blanc chaud, blanc neutre, blanc froid faites votre choix ! Lorsqu’on achĂšte une lampe, le choix ne manque pas lampes Ă  halogĂšne, lampes fluo-compactes, lampes Ă  LED en tous genres. Ayez l’Ɠil et regardez bien l’emballage pour Ă©valuer la blancheur de l’éclairage produit. Vous trouverez indiquĂ©es la puissance mais aussi la tempĂ©rature de couleur qui renseigne sur la nuance du blanc produit 2 200-3 000 K pour les blancs chauds, 3 000-4 000 K pour les blancs neutres, et au-delĂ  de 5 000 K pour les blancs froids Fig. 3. Fig. 3. TempĂ©ratures de couleur en kelvins de diverses sources de lumiĂšre. © Bernard Valeur Dans le cas des lampes Ă  incandescence classiques retirĂ©es de la vente ou Ă  halogĂšne, la tempĂ©rature de couleur est proche de celle du filament et le spectre d’émission est voisin de celui du corps noir Ă  la mĂȘme tempĂ©rature. En revanche, les lampes fluo-compactes et les lampes Ă  LED blanches Ă©mettent de la lumiĂšre, non pas par incandescence, mais par le phĂ©nomĂšne de luminescence3. Dans ce cas, la tempĂ©rature de couleur n’a aucun rapport avec la tempĂ©rature de la substance Ă©mettrice et la forme du spectre d’émission est trĂšs diffĂ©rente de celle d’un corps noir. On parle alors de tempĂ©rature de couleur proximale c’est la tempĂ©rature du corps noir dont le rayonnement possĂšde la chromaticitĂ© la plus voisine de celle de la source considĂ©rĂ©e. Un blanc dit chaud » tire sur le jaune et crĂ©e une ambiance chaleureuse » pour l’éclairage intĂ©rieur, alors qu’un blanc dit froid », lui, tire sur le bleu et convient plutĂŽt aux locaux techniques ou pour l’éclairage extĂ©rieur. Comme pour les couleurs chaudes et froides Ă©voquĂ©es au dĂ©but de ce texte, vous noterez le caractĂšre subjectif de ces qualificatifs de chaud » et de froid » la tempĂ©rature de couleur d’un blanc chaud est en effet infĂ©rieure Ă  celle d’un blanc froid ! Paradoxal, n’est-ce pas ? RĂ©fĂ©rences et notes 1M. Pastoureau, Dictionnaire des couleurs de notre temps. Symbolique et sociĂ©tĂ©, Éditions Christine Bonneton 2007. 2 B. Valeur, La couleur dans tous ses Ă©clats, Belin 2011. 3 B. Valeur, LumiĂšre et luminescence – Ces phĂ©nomĂšnes lumineux qui nous entourent, Belin 2005, 2eĂ©d. 2017. 4La chromaticitĂ© est dĂ©finie par un couple de grandeurs caractĂ©risant un stimulus de couleur, en gĂ©nĂ©ral la teinte et la saturation, indĂ©pendamment de la clartĂ© ou de la luminance. 5Il faut ajouter 273,15 Ă  la tempĂ©rature en degrĂ©s Celsius pour obtenir la valeur en kelvins.

couleur de l acier en fonction de la température